Stade d’Olembé : Le Cameroun condamné à une amende colossale de 78,5 millions d’euros

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C’est un séisme financier qui secoue les hautes sphères du sport camerounais. Le projet du complexe sportif d'Olembé, joyau architectural construit pour accueillir la Coupe d'Afrique des Nations (CAN), vient de connaître un dénouement judiciaire particulièrement amer pour l’État camerounais. Le pays a été officiellement condamné à verser 78,5 millions d’euros à l’entreprise italienne en charge de la construction de l’infrastructure.

Un litige qui pèse lourd sur les finances publiques

Ce verdict met fin à une longue période de tensions contractuelles concernant la livraison et la gestion des travaux du stade d'Olembé. Selon les informations rapportées par RFI, le contentieux opposait les autorités camerounaises à l'entreprise italienne Piccini, qui avait initialement remporté le marché. Ce désaccord, qui traînait depuis plusieurs années, vient de déboucher sur une sentence arbitrale imposant au Cameroun un remboursement massif.

Pour Yaoundé, cette condamnation représente un revers financier majeur. Alors que le stade était censé symboliser la montée en puissance du Cameroun dans l'organisation de grands événements sportifs internationaux comme la CAN, il devient aujourd'hui le théâtre d'une débâcle budgétaire de grande ampleur.

Les répercussions d'un chantier sous haute tension

Le complexe sportif d'Olembé, doté d'une capacité de 60 000 places, a été au centre de nombreuses polémiques durant sa phase de construction. Entre retards de livraison et changements de prestataires, le projet a longtemps cristallisé les critiques sur la gestion des infrastructures liées à la Coupe d'Afrique des Nations.

Cette amende de 78,5 millions d’euros vient alourdir la facture totale du complexe, déjà largement débattue par les observateurs de la scène économique locale. Si les autorités sportives camerounaises n'ont pas encore communiqué sur les modalités de ce paiement, cette décision de justice interroge sur la gouvernance des grands projets étatiques au Cameroun et sur la gestion des litiges internationaux.

À l'heure où le football africain cherche à professionnaliser ses infrastructures, ce dossier risque de laisser des traces durables dans les relations entre l'État camerounais et ses partenaires internationaux du secteur BTP.

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Sources : https://www.rfi.fr/fr/afrique-foot